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Revenir de loin par Marie Laberge                                                                          

Après dix-huit jours passés dans le coma, une femme se réveille. Son esprit, sa capacité de penser en formules percutantes semblent intacts, mais elle n’émet aucun son et refuse d’ouvrir les yeux. Les médecins, le personnel lui répètent qu’elle est sortie d’affaire, mais sa mémoire n’est plus qu’une page blanche. Une jeune femme à son chevet se prétend sa fille, un homme vient lui parler comme si elle était sa femme alors que toutes les forces vives en elle lui hurlent que c’est impossible. Il n’y a que ce jeune voyou qui soliloque près d’elle à longueur de nuit avec qui elle ressent une inquiétante complicité.
Elle n’a plus de passé et n’est pas pressée de retrouver celui qui était le sien, le soupçonnant truffé de déceptions et d’erreurs. Les premières parcelles que sa mémoire lui rend sont des extraits de poèmes qu’elle reconnaît aisément sans pour autant décoder le moindre lien avec son passé. Par contre, elle sait exactement ce que sa vie doit être désormais. Ce qu’elle est prête à donner, ce qu’elle est prête à recevoir.
Dixième roman de Marie Laberge, paraissant exactement vingt et un ans après Juillet, Revenir de loin marque un jalon dans sa production romanesque. Elle y reprend tous les grands thèmes qui parcouraient ses œuvres précédentes, mais en les portant plus loin qu’elle ne l’a jamais fait. L’exigence amoureuse, l’importance de la vie des sens, les relations mère-fille, la perte d’un enfant, le rôle rédempteur de l’art, la recherche sans compromis de la vérité, tous ces motifs se retrouvent ici exaltés dans un des romans les plus émouvants qu’elle nous ait donnés.
Comme toutes les œuvres de Marie Laberge, mais à un degré supérieur, peut-être, Revenir de loin est un hymne à la vie pleinement choisie, pleinement vécue et pleinement assumée.

 Vent du Large par Louise Lacoursière                                                                            

En cette fin mouvementée du XIXe siècle, entre Saint-Léon-le-Grand, le Cap-de-la-Madeleine et Montréal, les enfants Ricard, maintenant devenus adultes, vivent de grands bouleversements. Vent du large raconte l’histoire de Rebecca Ricard, de son frère Benjamin – qui tente de cacher son attirance pour les hommes – et de leur sour, Marie-Ange, épouse d’un médecin qu’elle seconde. L’image de Narcisse Ricard, leur père incestueux, mort dans des circonstances tragiques, les hante. Sauront-ils panser les énormes blessures de leur enfance? Dans ce roman, nous serons témoins de leurs combats, de leurs projets et de leurs espoirs.

Nul besoin d’avoir lu La Saline pour savourer Vent du large. Toutefois, les lecteurs de la trilogie seront heureux de retrouver l’univers de cette saga, puisque l’auteure reprend le fil de son histoire en développant des personnages secondaires forts dans des intrigues riches en rebondissements.

 Là où Rein ne Meurt par Franck Calderon et Hervé de Moras                                   

Paul Bénévent, auteur nîmois à succès, ne se remet pas de la disparition de sa femme, survenue trois ans plus tôt. N’ayant plus rien écrit depuis, il s’apprête à en finir lorsque de soudaines inondations dévastent sa ville et déposent devant sa porte le corps sans vie d’Alexandre, un ami d’enfance. Très vite, l’enquête révèle que la victime n’est pas morte noyée, mais assassinée. Paul devient le principal suspect. Dans sa quête pour s’innocenter, il découvre bientôt que son ami avait un mystérieux rendez-vous avec une inconnue. Alors que l’étau de la police se resserre, Paul décide de partir sur ses traces… À la croisée du mystère romantique et du thriller, le style Calderon-de Moras vous emmènera loin, très loin, là où rien ne meurt.